L’Émission #6/8 mai 2019

Bienvenue ! Au sommaire: « Gloria Bell », « La Miséricorde de la Jungle », « Les crevettes paillettées »

« Gloria Bell », sorti la semaine dernière, est le troisième film en deux ans du Chilien Sébastian Lelio. En 2017, il avait réalisé « Une femme fantastique », Oscar du meilleur film en langue étrangère, en 2018, il nous proposait « Désobéissance ».
Avec « Gloria Bell », il réalise son propre remake de « Gloria », film l’ayant fait connaître sur la scène cinématographique mondiale. C’est le portrait d’une quinquagénaire de Los Angeles. Entre son boulot et les visites à ses enfants et à sa mère, son cours de yoga et sa séance de thérapie par le rire, Gloria fredonne des chansons des années 70 au volant de sa voiture et s’éclate dans une discothèque. C’est là qu’elle rencontre Arnold. Père divorcé de deux filles adultes envahissantes, il n’assume pas son histoire d’amour avec Gloria. Celle-ci se lance sans problème dans la relation mais Arnold est trop accaparé par ses deux filles et la relation de tanguer sérieusement.
Sébastian Lelio dresse simplement et subtilement un beau portrait d’une femme, la fameuse Gloria Bell. Elle est joué par Julianne Moore et franchement, elle est excellente. Rien que pour elle, le film en vaut la peine.

« Les Crevettes Pailletées », le nom authentique d’une équipe de water-polo homosexuelle, sert de titre et d’argument à une comédie française réalisée par Cédric Le Gallo et Maxime Govare. Elle n’est ni pire, ni meilleure qu’une autre comédie française, c’est un film moyen de gamme qui a, au moins pour mérite, de parler de l’homophobie dans le sport, thème que le magazine sportif L’Equipe a mis en Une et qui a provoqué des réactions pas toujours très intelligentes.

« La Misécorde de la Jungle », réalisé par le Rwandais Joël Karekezi, avec le Belge Marc Zinga et le Français Stéphane Bak, je l’ai découvert au dernier Festival International du Film Francophone à Namur. Le sujet m’intéressait grandement. Quelqu’un allait enfin parler de la Guerre du Kivu en République Démocratique du Congo , conflit quasi absent dans la presse. Malheureusement, le réalisateur s’est loupé, il propose une espèce de déambulation dans la jungle de deux soldats coupés de leur bataillon mais c’est sans queue ni tête, on ne comprend pas grand-chose à ce qui passe. Au final, ce sont de longues minutes d’ennui.

A la prochaine !